Beaucoup de particuliers préfèrent acheter une chambre dans une résidence de services, notamment des résidences étudiantes.Avec ce type de bien, vous vous assurez de ne jamais avoir de vacance locative : votre bail est avec l’exploitant de la résidence qui vous garantit donc un revenu mensuel même s’il y a vacance. Autre avantage de ce système, vous n’avez aucune gestion : pas de recherche de locataire, de rédaction d’actes, d’état des lieux d’entrée et de sortie, ou d’entretien du bien. Ces tâches incombent à l’exploitant, qui doit faire en sorte de remplir l’immeuble pour percevoir des loyers et donc sa marge. Vous n’avez donc aucune gestion et un revenu garanti. En investissant dans une résidence étudiante, vous pouvez espérer en moyenne 4% ou 4,5% de rentabilité net de frais de gestion. Et dans le cadre fiscal avantageux du LMNP.

LA LOCATION MEUBLÉE : UN IMPÔT RÉDUIT À ZÉRO

En matière d’imposition, mettre en location un bien meublé est beaucoup plus avantageux que de le louer nu (vide).

La location meublée implique de se conformer à un cahier des charges minimal en matière d’équipement. Il doit être doté au minimum des éléments suivants : un réfrigérateur, un four, des ustensiles de cuisine, etc.

Fiscalement, la location en meublée est considérée comme une activité commerciale et répond au régime des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux). Un statut qui lui confère plusieurs avantages fiscaux :

– La possibilité d’opter pour le régime simplifiée « micro BIC », si les revenus sont inférieurs à 70 000 euros. Ce régime permet de ne pas prendre en compte les charges réels du bien mais d’appliquer à la place un abattement censé les représenter. La déclaration est ainsi simplifiée puisqu’il suffit de déclarer les revenus perçus et bénéficier de l’abattement. L’abattement s’élève à 50 % des revenus locatifs.

– Si le régime micro est plus souple et plus simple pour la déclaration, le régime réel est généralement beaucoup plus avantageux. Le montant des charges que vous pouvez déduire en réel dans la location meublée est en effet très important (par exemple les coûts d’acquisition d’immeuble, les frais de comptabilité). Et, surtout, on peut amortir à la fois les meubles et les immeubles, lorsqu’on est soumis au régime réel des BIC. Cet amortissement constaté est censé matérialiser la dépréciation des biens dans le temps. Or, il correspond de fait à une charge non décaissée. Ainsi, à loyer identique, la base imposable du loueur en meublé sera beaucoup plus faible voire nulle, par apport à une location vide.